‘Génération offensée’, de Caroline Fourest. À la recherche de l’altérité perdue

 © Biche - Charlie Hebdo
© Biche – Charlie Hebdo

« Pour ne pas froisser leurs élèves, et leur identité, les professeurs doivent désormais émettre des trigger warnings, des ‘avertissements’. Pour que les étudiants sensibles puissent quitter le cours avant d’être heurtés. Un peu comme les avertissements pour enfants lorsqu’un film violent ou porno passe à la télévision. Sauf qu’il s’agit d’adultes, de cours à l’université, et que ces avertissements concernent des œuvres classiques comme Antigone ou Gatsby le Magnifique ! Un roman qui évoque le suicide et contient des scènes de violences sexuelles explicites. Des élèves disent redouter que certaines œuvres ne leur fassent « revivre leurs démons ». N’est-ce pas la raison d’être de la littérature ? À quoi sert de se cultiver sans ressentir ? Bien des syndicats d’étudiants ont tranché. Ils exigent un « droit de retrait » en cas de contenus sensibles. »
Dissimulation d’une statue trop dénudée à Wellesley (car susceptible de « stresser certaines élèves victimes de violences sexuelles »), ‘safe spaces’ installés à l’université (« des locaux communautaires afin de se remettre de tant d’offenses, de l’altérité, voire de la complexité du monde»), sensitivity readers pour diminuer les risques de procès venant de groupes de lecteurs trop chatouilleux; stars masochistes de l’entertainment se mortifiant en public (‘Shame ! Shame !’) sous le regard d’activistes-rééducateurs fort satisfaits, les yeux embués et les lèvres tremblantes (Katy Perry se repentant d’avoir porté des tresses jugées afro-américaines dans un clip, Rosanna Arquette s’excusant très sérieusement d’être « née Blanche privilégiée » et affirmant être « dégoûtée » par ce qu’elle est), licenciement à Yale en 2015 de deux enseignants émettant des réserves sur la politique universitaire visant à réguler le choix des costumes ‘offensants’ pour Halloween; accusations d’appropriation culturelle à tout va (« They can kiss my ass ! Le rôle d’un artiste est de mettre la société sens dessus dessous et de se laisser influencer ! » leur répondra Madonna mais, tous les créateurs n’ont pas comme la Ciccone les reins suffisamment solides pour résister aux injonctions de pétitionnaires zélés, de twittos emportés au galop par leurs souris enivrées à qui l’époque donne toute importance) mais aussi terreur du corps enseignant devant l’épée de Damoclès que constituent désormais pour leur carrière et leur vie privée les accusations infamantes et destructrices de ‘racisme intériorisé d’anciens propriétaires de champs de coton’, ‘d’agression intolérable aux croyances religieuses personnelles’, de ‘mégenrage cis névrosant’, de ‘mépris de non-racisé patriarcal post-ségrégationniste homophobe’ (aïe, ça fait beaucoup pour une seule personne, là), épée tenue par des élèves-clients (endettés jusqu’au cou pour leurs études et n’entendant dès lors ne pas être en plus trop bousculés intellectuellement) de plus en plus allergiques à la contradiction, à la complexité de l’Histoire (des histoires, belles, monstrueuses, qui se rejoignent pour en former une commune), tout à fait conscients du pouvoir gigantesque qu’ils détiennent désormais à travers la victimisation à la carte, pour peu qu’elle soit un tant soit peu bien organisée, portée par une novlangue adaptée, en particulier sur les réseaux sociaux si facilement hystérisés.

 © Gabriela Manzoni
© Gabriela Manzoni

De tels exemples du délire communautaire, de la susceptibilité mal placée made in USA sous la bannière du Bien («La curiosité de cette génération, sa soif de débattre, ne demande qu’à s’exprimer. Encore faut-il ne pas laisser les tyrans faire la loi sur les campus »), de la quasi-professionnalisation du courroux militant donnés par Caroline Fourest dans son dernier ouvrage auraient pour sûr, il y a peu, fait rire aux éclats les lecteurs français, qui ne se seraient pas gênés pour lancer de vachards « Mais ils sont fous, ces Yankees ! Paie ton rêve américain ! » Seulement voilà, ils rient beaucoup moins désormais, les lecteurs français (jaune, éventuellement).

Sabordages de conférences (Sylviane Agacinski, Alain Finkielkraut, François Hollande, Caroline Fourest elle-même). Dérive de l’UNEF, tentative de censure d’Exhibit B par la Brigade anti-négrophobie (installation dénonçant le racisme mais par un créateur blanc), des Suppliantes d’Eschyle en 2019 (qui utilisaient des masques pour jouer les Danaïdes, comme – le drame – dans la tradition grecque) par des groupuscules plus proches d’Elijah Muhammad que de Martin Luther King. Et aujourd’hui donc : faut-il déboulonner les statues rappelant le passé colonial de l’hexagone (on est d’accord, la discussion est ouverte) ? ‘Autant en emporte le vent’ déprogrammé du Grand Rex : tapez •1 pour génial, •2 pour ils-nous-prennent-vraiment-pour-des-enfants. J.K Rowling est-elle un horcruxe transophobe, avait-elle le droit de se moquer d’un journaliste bouffé par le politiquement correct ? ‘Bois mes règles !’ affiché format A0 dans les rues de Paris aux yeux des gosses à la sortie de l’école fait-il avancer la cause féministe ou renforce-t-il la certitude des conservateurs que tout part à vau-l’eau (et ils voteront donc en conséquence) ? Well, si on ne va pas au rêve américain, voyez : le rêve américain vient à nous. Lovely. Magie des théories identitaires. Pas de jaloux : il passe par le Québec aussi. Ariane Mnouchkine sincèrement blessée, elle qui fait s’incarner l’universalisme dans sa troupe, en témoigne dans l’ouvrage.

George Floyd en couverture du © New-Yorker
George Floyd en couverture du © New-Yorker

L’assassinat de George Floyd par un policier blanc raciste outre-Atlantique a déclenché une vague mondiale de réactions, d’indignations légitimes tant la grande puissance semble se noyer dans son héritage raciste, malgré deux mandats Obama (symboliques mais décevants), tant d’Afro-Américains se faisant encore abattre sans raison dans la rue sinon celle de la couleur de leur peau, suspecte, toujours et encore suspecte. Le knee on the neck de trop dans un pays qui plus est chauffé à blanc par son Président pyromane, incompétent. L’onde de choc a ramené partout dans les débats nationaux les problèmes du racisme diffus, difficilement contestables, en particulier en France. Ce qui, au départ, semblait être une excellente chose. Violences policières récurrentes, contrôles au faciès, discriminations, inégalités de fait face à l’emploi et au logement selon les nuances de son épiderme, la résonance de son nom ou celle de son lieu de vie. Seulement l’émotion ne devrait pas être l’ennemie de la raison et les différences culturelles et historiques entre France et États-Unis ne doivent pas être balayées de la main façon broutilles, comme le font avec plus ou moins de candeur (litote) certains activistes tricolores. Les sujets sont trop sérieux pour les laisser aux binaires paresseux (ou intéressés). Le parallèle entre l’exécution de George Floyd et le décès d’Adama Traoré semble peu pertinent au regard des faits mais, à la limite, laissons cela et attendons puisque les expertises et contre-expertises se contredisent. Il n’en demeure pas moins que la manifestation du 13 juin place de la République, à l’appel du Comité Adama et contre les violences policières en France, a rassemblé une foule impressionnante, ce qui en dit déjà beaucoup sur le ras-le-bol d’une jeunesse se sentant marginalisée, exclue du vivre-ensemble égalitaire tant promis depuis…Mathusalem. Aucune personne de bonne foi ne peut le contester. Le problème apparaît quand soudain surgissent mille tribunes et prises de position incendiaires, voire carrément extrémistes, qui bondissent comme d’une boîte, comme si elles se tenaient prêtes depuis un moment déjà, attendaient juste le moment opportun. Et que, en plus du sujet du racisme, les identitaires de tout poil qui ont troqué les facilités de langage d’antan contre de vraies créations en fer, des identités artificielles puisque minimalisées, dotées de catégories, de sous-catégories, de sous-sous-catégories incompréhensibles tentent d’imposer leurs obsessions individuelles. Cynisme ? Oui, on peut légitimement avoir quelques soupçons. « Jeter le bébé avec l’eau du bain, enfin ! », semblent suggérer à une foule à vif quelques militants aguerris aux objectifs troubles, et que l’universalisme semble irriter (re-litote). L’hommage sincère à l’homme assassiné à Minneapolis s’éloigne.

manifestation du 13 juin 2020 contre les violences policières © Olivier Corsan - LP
manifestation du 13 juin 2020 contre les violences policières © Olivier Corsan – LP

C’est que, nous rappelle Caroline Fourest dans ‘Génération offensée – de la police de la culture à la police de la pensée’, il y a longtemps que les thèses universitaires identitaires infusent à l’université française, cette université de laquelle sortent nombre de leaders-militants désormais sur le devant de la scène.

« La chute du Mur et la fin proclamée des idéologies ont laissé le champ libre à la retribalisation du monde. Ce n’est plus la guerre froide, mais la guerre des identités. La génération Y ou Millennium n’a connu ni l’esclavage, ni la colonisation, ni la déportation, ni le stalinisme. À force de voir le monde de façon décontextualisée et anachronique à travers Internet, elle se croit pourtant parfois esclave, indigène, voire menacée d’extermination. Lyncher numériquement lui sert d’école politique, de parti, de mouvement. Elle y a appris à s’emballer au moindre tweet, à vociférer plus vite que son ombre pour récolter le plus grand nombre de « likes ». Au point d’imiter à merveille les bons vieux procès de Moscou, plus faciles à organiser que jamais. Ils se jouent désormais à l’université.

  Dans un dossier consacré aux « obsédés de la race », Étienne Girard et Hadrien Mathoux, journalistes à Marianne, décrivent bien la « guerre des facs » qui se joue en France, au sein de la sociologie notamment. Le bilan est clair : les universalistes ont perdu. Les identitaires sont partout. À l’EHESS, à Paris 1 ou Paris 8, à l’Ecole normale supérieure, la norme est désormais d’appartenir à cette gauche anti-Charlie, fan des Indigènes de la République, férue d’ateliers pratiquant la ségrégation entre « racisés » et non-« racisés », de procès d’intention en « islamophobie » et de mises à l’index en « appropriation culturelle ».

  Au sommet de la transmission intellectuelle, la « lutte des races » a remplacé « la lutte des classes », et l’intersectionnalité la convergence des luttes. Ceux qui proposent une autre approche, plus marxiste ou simplement universaliste, ne tiennent pas longtemps. Un système de cooptation dénoncé par un jeune doctorant en sciences politiques qui préfère garder l’anonymat : « Si tu n’es pas bourdieusien, et que tu n’as pas d’appétence pour les thèmes du genre et de la race, tu n’as vraiment pas beaucoup de chances d’obtenir un poste. » Un professeur s’est même vu placardisé pour avoir dénoncé l’intervention d’Houria Bouteldja des Indigènes de la République à l’université de Limoges : « Le directeur de l’école doctorante m’a fait comprendre que je n’aurais plus de doctorants sous contrat tant qu’il serait là », confie Stéphane  Dorin à Marianne. La gauche postmoderniste est pourtant en chute libre dans l’opinion. Chacune de ses prises de parole ne sert qu’à gonfler les voix de l’extrême-droite. Mais elle s’est repliée sur l’université, comme jadis la droite religieuse américaine après avoir perdu le procès du singe contre l’enseignement de l’évolution. À l’abri de ces murs, elle y fabrique une nouvelle génération, prête à prendre sa revanche culturelle en profitant de nos démissions. Au lieu de lui inculquer l’importance de juger en fonction du contexte et de l’intention, elle conforte ses étudiants dans sa vision identitaire et victimaire de l’antiracisme. »

Antiracisme qu’Elisabeth Badinter n’hésite pas cette semaine dans L’Express à qualifier de « nouveau racisme ». « Ce nouveau vocabulaire est un crachat à la figure des hommes des Lumières […] les indigénistes voudraient nous vendre une régression inouïe : l’idée que l’autre est un étranger avec lequel on n’a rien à faire. C’est évident que nous allons vers des conflits graves en développant ces théories-là. »

Il faut entendre ces voix et ne pas se limiter à l’impression juvénile d’être dans le camp du Bien sans rien approfondir ni s’interroger sur les finalités de ces théories qui entendent déboulonner le modèle social français (imparfait, malade, ce qu’on veut mais tout de même bien spécifique : la République ne reconnaît pas les communautés mais les individus. Et la laïcité, quoi, bordel). À qui profitera le chaos voulu par la génération offensée ?

« Les radicaux gagnent toujours. Ils ont l’art de susciter la culpabilité en disant ‘Regardez vos crimes !’ La victimisation est aujourd’hui l’arme suprême, une arme psychologique à finalité politique qui rend l’autre coupable. Il faut s’interroger sur soi-même et comprendre qu’on est un salaud. C’est peut-être une minorité qui porte ce discours, mais il prend vite, et il est incendiaire. »

Qui ne voit pas en effet que les novlangues à la mode fonctionnent toutes sur le même principe ? Il faut amener l’interlocuteur à expier ses « fautes » (sic). Éventuellement ensuite il sera, s’il est convaincu, récompensé par le titre d’ « allié » (mais bon, va jouer plus loin maintenant). Après d’ailleurs avoir dû se définir en se conformant aux termes de la novlangue imposée à la ‘discussion’ (« Dis-moi qui tu es, je te dirai si tu peux parler »). Toujours le même fonctionnement à la frontière du sectaire, pour ne pas dire plus.

« Le séparatisme ne mène nulle part. Il peut servir de thérapie personnelle, dans le but de se reconstruire afin de mieux supporter l’adversité. Ce n’est pas une politique, et ne le sera jamais », rappelle Fourest en parlant du radicalisme lesbien américain. Comme un avertissement.

Une escarmouche intervenue cette semaine est très parlante sur ce qui nous attend, et que ‘Génération outragée’ pressentait. L’intervention de l’ancien Premier Ministre (qu’il est de bon ton de moquer mais là n’est pas le sujet) dans un journal d’extrême-droite (intelligent, ça, aussi…) Manuel Valls emploie-t-il le vocabulaire de l’extrême-droite en affirmant « on essaie de remplacer la lutte des classes par la lutte des races », comme l’affirme le charismatique premier secrétaire du PS Olivier Faure, ou bien fait-il comprendre par l’absurde que franciser les théories universitaires américaines comme le ‘White privilege’ et l’intersectionnalité sous-entend de facto de réintroduire la notion de ‘race‘ dans le débat ? Ce n’est pas un self : c’est l’universalisme ou l’identitaire et, si on choisit le second, ce sera le retour de la race (mot employé sans vergogne outre-Atlantique), fort logiquement. On voit bien que déjà les mêmes mots n’ont plus le même sens. Du danger de valider et de calquer des théories venues d’un pays avec une histoire particulière, une langue et des concepts spécifiques, sur la société française. Non seulement aucun combat progressiste n’avancera mais en plus, l’extrême-droite n’a plus rien à faire : elle peut attendre paisiblement la récolte les bras croisés. Que l’exaspération générale du plus grand nombre l’emporte.

De la bonne foi des participants aux manifestations ou de celle des auteurs qui s’expriment (de la majorité d’entre eux), il n’est pas question. Par exemple la tribune de Raoul Peck, réalisateur du magnifique ‘I am not your negro’. Faire entendre l’Histoire du côté des ‘vaincus’ comme il dit est intéressant; reprendre les mots de James Baldwin est indispensable dans le débat mais s’ils ne sont pas contextualisés, s’ils sont l’occasion de porter une ‘histoire noire’ qui se poursuit au-delà des spécificités nationales : on voit bien que cela peut être interprété comme un appel à la revanche, à partir de l’essentialisation, à partir de la couleur de la peau, alors qu’à la différence des États-Unis (Afro-Américain), Noir n’est pas en soi une identité en France. C’est une donnée parmi d’autres, qui compose parmi d’autres l’identité d’un citoyen français. Donc cette douleur qui ressurgit, même brillamment exprimée, on peut aussi la questionner, ou du moins rappeler à l’auteur que malgré les injustices persistantes en 2020 en France (qu’il faut vite chercher à faire disparaître), elles ne sont pas équivalentes à celles vécues en 1963 à Harlem. Emporté par sa plume il parle de « lois racistes ». En France ? Dernièrement ? On voit bien que la période est à l’excès mais cet excès est-il constructif ? Cela… Ne pas s’enfermer dans la rancoeur et la revanche mais avancer pour faire cause commune (sans rien oublier des horreurs du passé) : c’est James Baldwin qui montrait, sauf erreur, cette voie. Car, il n’y en a juste pas d’autres pérennes.

« Loin de contester les catégories ‘ethnicisantes’ de la droite suprémaciste, la gauche identitaire les valide, et s’y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre ‘racisés’ et non-‘racisés’, monte les identités les unes contre les autres, finit par mettre les minorités en compétition […] Le résultat est là : un champ de ruines intellectuel et culturel. » 

Champ de ruines bientôt en France également : qui sait ? Grande confusion sur les mots et les concepts ici : très certainement. Et menace grandissante de saucissonnage de la société.

J.K Rowling dans la tourmente © Coco - Charlie Hebdo
J.K Rowling dans la tourmente © Coco – Charlie Hebdo

Voir aussi le dernier livre de Mathieu Magnaudeix qui est un vrai plaidoyer, celui-là, pour l’importation de la notion d’intersectionnalité  en France. La bonne foi est évidente. Les conséquences, un peu moins (« mise en concurrence des victimes », selon Caroline Fourest. « La nature ayant horreur du vide »). 

« Quitte à défendre une vision séparatiste, mais aussi parfois intégriste de l’identité, sur un continent où l’extrême-droite monte par peur de cet aveuglement ! La jeunesse gauchiste s’en fiche. Comme ses aînés, elle veut vivre ses pulsions sans penser aux conséquences. »

Améliorer le vivre-ensemble ou l’atomiser en le dispersant façon puzzle. Et faire gagner l’extrême-droite ou au moins ses idées. Là est l’enjeu actuel. Seulement là. Se tromper d’adversaire est dorénavant un luxe irresponsable.

Les mots claquent, durs, inquiétants. Mais bienvenus. Un essai documenté et partisan, plus que conseillé. Car s’il faut choisir entre l’universalisme et l’identitaire, il faut au moins connaître l’histoire, les buts et les risques inhérents à chacun. Brandir une pancarte ‘Je suis le Bien !’, suivre un joli mot trompeur ‘antiracisme !’ ne suffira pas. Pas cette fois. La vraie vie est plus complexe que les postures sur les réseaux. Et la mort de George Floyd est avant tout un drame, oui, mais américain. Même s’il résonne et fait remonter les douleurs. En discuter ? Si cela est encore possible. Si la société française n’est pas déjà devenue aussi susceptible que son homologue d’outre-Atlantique. Et sourde aux mises en garde.

— ‘Génération offensée – de la police de la culture à la police de la pensée’, de Caroline Fourest, ed. Grasset

— Article également publié sur Médiapart

Frédéric L’Helgoualch

Publié par Frédéric L'Helgoualch

"elle n'autorisait personne à la détourner de sa chute, lui tisser un destin contre son gré" (M. Orcel, 'Maître-Minuit')

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :