‘Génération offensée’, de Caroline Fourest. À la recherche de l’altérité perdue

« Pour ne pas froisser leurs élèves, et leur identité, les professeurs doivent désormais émettre des trigger warnings, des ‘avertissements’. Pour que les étudiants sensibles puissent quitter le cours avant d’être heurtés. Un peu comme les avertissements pour enfants lorsqu’un film violent ou porno passe à la télévision. Sauf qu’il s’agit d’adultes, de cours àLire la suite « ‘Génération offensée’, de Caroline Fourest. À la recherche de l’altérité perdue »

‘La femme révélée’, de Gaëlle Nohant. Photographie d’une époque en ébullition

Le dernier ouvrage de Gaëlle Nohant, l’auteure de ‘La part des flammes’ (2015, ed. Héloïse d’Ormesson), est trompeur. Les premiers chapitres laissent croire au lecteur qu’il s’aventure dans une romance, celle d’une privilégiée de la Gold Coast (quartier résidentiel huppé de Chicago) et – prédit le lecteur méfiant – d’un robuste gaillard maniant le verreLire la suite « ‘La femme révélée’, de Gaëlle Nohant. Photographie d’une époque en ébullition »

‘Emmanuel Le Magnifique’ : Patrick Rambaud ou l’art de l’irrévérence

Si l’air du temps pousse aux pamphlets incendiaires et outranciers (voire apocalyptiques, mais finalement au seul service des réputations), le sieur Rambaud – qui en a vu d’autres – n’entend pas y céder et n’a nul besoin de miser sur le mot ‘oligarchie’ (le dernier en vogue) toutes les trois lignes pour prouver l’acuité deLire la suite « ‘Emmanuel Le Magnifique’ : Patrick Rambaud ou l’art de l’irrévérence »

‘Le chagrin d’aimer’, de Geneviève Brisac. La trace de la mère

Odeurs de myrrhe, d’iode et d’encens, Anatolie et Empire Ottoman finissant; vision idéalisée de propriétés somptueuses et lointaines (du côté de Constantinople) depuis longtemps et à jamais perdues, englouties par les fureurs de l’Histoire et les rancœurs d’une vieille dame. Indulgence plénière in articulo mortis jusqu’à la septième génération (bien en évidence sur la cheminée,Lire la suite « ‘Le chagrin d’aimer’, de Geneviève Brisac. La trace de la mère »