‘Mes seuls dieux’, d’Anjana Appachana. Femmes indiennes au bord de la crise de nerfs

Un véritable petit trésor que voici : un délice indien savamment équilibré, épicé souvent, sucré parfois mais toujours subtilement acide, véritable manifeste féministe (sous de faux airs sarcastiques) au pays d’Indira Gandhi, découvert grâce à l’édition en format poche de ce recueil de huit nouvelles aussi exquises dans la forme que cruelles sur le fond.Lire la suite « ‘Mes seuls dieux’, d’Anjana Appachana. Femmes indiennes au bord de la crise de nerfs »

‘Belle merveille’, de James Noël: Haïti, répliques poétiques

Peu festif anniversaire ce mois pour tous les Haïtiens, habitants de la ‘perle des Antilles’ ou membres de la diaspora. Janvier 2010-janvier 2020. Dix ans se sont écoulés depuis le drame. Depuis la disparition des proches infortunés. Incompréhension des survivants, rage devant la lenteur de la reconstruction et l’inertie d’un pouvoir désorganisé (litote); réminiscences brutalesLire la suite « ‘Belle merveille’, de James Noël: Haïti, répliques poétiques »

‘L’Ombre Animale’ (Makenzy Orcel) : regard d’outre-tombe sur Haïti l’infernale

Dans ‘Les Latrines’, Makenzy Orcel donnait à ses lecteurs accès direct aux pensées sans filtre de ses personnages-guerriers embourbés dans un quotidien sans espoir, captifs écorchés d’Haïti, l’île infernale. Belle et fascinante Haïti oui, mais comme peuvent l’être les fleurs des plantes les plus carnivores. L’écrivain poursuit avec ‘L’Ombre Animale’ sa quête hypnotisante des ressortsLire la suite « ‘L’Ombre Animale’ (Makenzy Orcel) : regard d’outre-tombe sur Haïti l’infernale »

‘Les Immortelles’, de Makenzy Orcel : aux dames de la Grand-Rue

« Non, je ne veux pas oublier. Oublier, c’est la pire des catastrophes. C’est la première fois de ma vie que je vois si près la blessure, les vulnérabilités du monde avec autant de pathétisme, de vrai. Que je vois tout le monde pleurer à la fois. Tout le monde. Sans exception. » La catin de laLire la suite « ‘Les Immortelles’, de Makenzy Orcel : aux dames de la Grand-Rue »

‘Maître-Minuit’, de Makenzy Orcel : Haïti, terre damnée. Survivre au Baron Samedi

Poto est un petit garçon bâti sur des fondations pourries déambulant dans un pays livré à la peur et au chaos. Même sa mère, Marie Élitha Démosthène Laguerre, n’est pas vraiment sa mère. Elle l’a kidnappé à la maternité pour avoir un gosse sous le bras quand elle fait la manche. Il a grandi, alorsLire la suite « ‘Maître-Minuit’, de Makenzy Orcel : Haïti, terre damnée. Survivre au Baron Samedi »

‘Friday et Friday’, d’Antonythasan Jesuthasan : l’exil à vif

Du métro aérien de La Chapelle, quartier parisien familier aux Tamouls de la capitale, au village sri-lankais de Nallaankulam, arrosé par les bombes de l’armée régulière; d’une pension protectrice de Colombo à un bouge singapourien abritant mille oiseaux de nuit aux cœurs abîmés; du fin fond d’une jungle ceylanaise, zone d’influence de guérilleros bras cassésLire la suite « ‘Friday et Friday’, d’Antonythasan Jesuthasan : l’exil à vif »