‘Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’ : une pépite signée Jean D’Amérique

« les rues sont anonymes à force de crimes ambulants tour de flammes dans le dos, ma ville se gave de canons frais, chante la vie affaissée contre la page, elle voit tomber des humains comme elle voit chuter la pisse » Les gangs trinquent à la victoire, affalés sur des cadavres défigurés, célèbrent par rafalesLire la suite « ‘Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’ : une pépite signée Jean D’Amérique »

‘Le chant des marées’, de Watson Charles. Ressac poétique

Ayiti, « la montagne dans la mer » : comment Caraïbe pourrait-elle jamais quitter la mémoire de ses enfants bannis, ceux qui ont abandonné ses rivages, emportés au loin par les tourbillons de l’Histoire, par les tempêtes opportunes trop heureuses de semer zizanie dans la vie de la cité (« La nuit a précédé mon poème /Lire la suite « ‘Le chant des marées’, de Watson Charles. Ressac poétique »

‘Failles’, de Yanick Lahens. Penser Haïti

 « Nous l’aimions, malgré sa façon d’être au monde qui nous prenait souvent à revers de nos songes. Nous l’aimions têtue et dévoreuse, rebelle et espiègle. Avec ses commotions d’orage et de feu. Avec sa gouaille au mitan d’un déhanchement de carnaval. Ses secrets invisibles. Ses mystères maîtres des carrefours la nuit. Ses silences hallucinés.Lire la suite « ‘Failles’, de Yanick Lahens. Penser Haïti »

‘Belle merveille’, de James Noël: Haïti, répliques poétiques

Peu festif anniversaire ce mois pour tous les Haïtiens, habitants de la ‘perle des Antilles’ ou membres de la diaspora. Janvier 2010-janvier 2020. Dix ans se sont écoulés depuis le drame. Depuis la disparition des proches infortunés. Incompréhension des survivants, rage devant la lenteur de la reconstruction et l’inertie d’un pouvoir désorganisé (litote); réminiscences brutalesLire la suite « ‘Belle merveille’, de James Noël: Haïti, répliques poétiques »

Makenzy Orcel, fils d’Haïti : la plume dans les plaies. Etude d’une oeuvre de feu

Makenzy Orcel est né en 1983 à Port-au-Prince. Poète, écrivain il a sauté l’étape du ‘jeune auteur prometteur’ pour s’imposer dès la sortie des ‘Immortelles’ en 2010 comme une figure majeure de la littérature francophone. Primé, médaillé, complimenté par ses pairs, encensé par la critique germanopratine : Makenzy Orcel est un écrivain reconnu suivi parLire la suite « Makenzy Orcel, fils d’Haïti : la plume dans les plaies. Etude d’une oeuvre de feu »

‘L’Ombre Animale’ (Makenzy Orcel) : regard d’outre-tombe sur Haïti l’infernale

Dans ‘Les Latrines’, Makenzy Orcel donnait à ses lecteurs accès direct aux pensées sans filtre de ses personnages-guerriers embourbés dans un quotidien sans espoir, captifs écorchés d’Haïti, l’île infernale. Belle et fascinante Haïti oui, mais comme peuvent l’être les fleurs des plantes les plus carnivores. L’écrivain poursuit avec ‘L’Ombre Animale’ sa quête hypnotisante des ressortsLire la suite « ‘L’Ombre Animale’ (Makenzy Orcel) : regard d’outre-tombe sur Haïti l’infernale »

‘Les Latrines’ : de la poésie résistante de Makenzy Orcel aux effluves de la misère

Effluves de la pauvreté. Ivresse des profondeurs. Les majuscules de convention ont sauté (Orcel et les conventions…); chaque chapitre, sans titre ni numéro, est une longue phrase unique entrecoupée de virgules-alliées (la suffocation du lecteur n’étant pas un but en soi); les mots mordent, torturés, affluent à la vitesse des idées, s’enlaçant furieux, s’entrechoquant telsLire la suite « ‘Les Latrines’ : de la poésie résistante de Makenzy Orcel aux effluves de la misère »

‘Les Immortelles’, de Makenzy Orcel : aux dames de la Grand-Rue

« Non, je ne veux pas oublier. Oublier, c’est la pire des catastrophes. C’est la première fois de ma vie que je vois si près la blessure, les vulnérabilités du monde avec autant de pathétisme, de vrai. Que je vois tout le monde pleurer à la fois. Tout le monde. Sans exception. » La catin de laLire la suite « ‘Les Immortelles’, de Makenzy Orcel : aux dames de la Grand-Rue »

‘Une boîte de nuit à Calcutta’, de Makenzy Orcel & Nicolas Idier : frères de plume

« Pour ma part, je préfère celui qui plonge le nez de son lecteur dans la plaie à celui qui se donne pour mission de l’éduquer, ou l’amuser. » Voilà qui donne le ton. Deux écrivains : Nicolas Idier (´La musique des pierres’, ‘Shanghai’), auteur érudit, sinologue, cumulant les postes à responsabilité en Chine, en Inde, à Angoulême; Makenzy Orcel (‘LesLire la suite « ‘Une boîte de nuit à Calcutta’, de Makenzy Orcel & Nicolas Idier : frères de plume »

‘Maître-Minuit’, de Makenzy Orcel : Haïti, terre damnée. Survivre au Baron Samedi

Poto est un petit garçon bâti sur des fondations pourries déambulant dans un pays livré à la peur et au chaos. Même sa mère, Marie Élitha Démosthène Laguerre, n’est pas vraiment sa mère. Elle l’a kidnappé à la maternité pour avoir un gosse sous le bras quand elle fait la manche. Il a grandi, alorsLire la suite « ‘Maître-Minuit’, de Makenzy Orcel : Haïti, terre damnée. Survivre au Baron Samedi »